Deux hommes en pole.

Publié le par beatrice

 

Deux hommes en pole

28/02/2007 - 17:41 Par Thomas PISSELET
De Sports.fr
Ils sont deux pour un titre. Forcément, l'annonce semble réductrice,

mais force est de constater que Valentino Rossi et Dani Pedrosa partent grands

favoris pour cette nouvelle saison de Moto GP, dont les premiers crissements

de pneus résonneront au Qatar, à partir du 8 mars. Le septuple champion du monde

 italien, dauphin surprise de Nicky Hayden l'an passé, a d'ailleurs clairement affiché

ses ambitions lors des essais de Jerez, glaçant du même coup la concurrence. Seul

l'Espagnol a pu suivre la cadence, symbole d'un scénario connu d'avance.

Rossi devant Pedrosa, un scénario qui risque de se reproduire cette saison.Rossi devant Pedrosa, un scénario qui risque
de se reproduire cette saison.

C'est bien connu, les têtes d'affiche se retrouvent toujours à la fin du film, pour un

 ultime duel que personne n'ose contester. Cette saison de Moto GP, qui débutera

 le 8 mars prochain sur le circuit de Losail au Qatar, devrait obéir au même principe

 tant Valentino Rossi (Yamaha) et Dani Pedrosa (Honda) ont semblé à l'aise lors

des essais officiels de Jerez, en Espagne, premier temps fort de l'année, le

week-end dernier. Respectivement premier et deuxième, les deux pilotes ont

 littéralement survolé la séance, l'Italien pulvérisant même le record de la piste,

détenu jusque là par son compatriote Loris Capirossi, de plus d'une demi-seconde

 (1'38.394) ! Dans leurs roues, la concurrence se traînait même à près d'une seconde.

 Du coup, les plus impatients réduisent déjà à néant le suspense de la prochaine

 campagne. Elle se jouera entre le Transalpin et l'Ibère.

Et on en viendrait presque à se plier à cet avis, plus par évidence que par dépit. Car

Valentino Rossi sera tout sauf contemplatif cette saison. Devancé d'un souffle par

 l'Américain Nicky Hayden la saison passée, l'Italien veut retrouver au plus vite le

 sommet mondial et il l'a montré durant la période hivernale, redoublant d'efforts pour

trouver les réglages adéquats sur son nouveau bolide. Le résultat, constaté à Jerez,

est probant. "J'avais l'impression de voler avec ma Yamaha, s'enthousiasmait le septuple

 champion du monde à l'issue des essais espagnols. On a démontré que nous avions bien

travaillé cet hiver et mon chrono est ma manière de remercier toute l'équipe. La nouvelle moto

 fonctionne à merveille avec les nouveaux pneus, autant en configuration course qu'en

 qualification." La couleur est annoncée, le "Docteur" sera l'homme à vaincre.

La première bataille pour Rossi

Mais Rossi ne s'enflamme pas pour autant. Car Dani Pedrosa, son principal concurrent

 pour le titre suprême, n'est pas un manchot. Cinquième de l'exercice précédent avec

 deux victoires à son actif, en Chine et en Grande-Bretagne, le pilote Honda est le seul

à avoir tenu la cadence infligée par le célèbre numéro 46 aux essais IRTA. "J'étais certain

que ce serait très dur surtout avec Pedrosa, poursuivait d'ailleurs l'Italien. Je me suis

beaucoup amusé dans cette bataille, la première de l'année !" Signe qu'il y en aura d'autres.

Ce dont ne doute certainement pas non plus l'Espagnol, venu à Jerez dans l'optique de

peaufiner son jouet dernier cri, la Honda RC212V. Lui aussi, s'estime désormais prêt à en

 découdre au Qatar.

Au risque toutefois, de martyriser d'emblée les autres concurrents. La saine rivalité

 entre les deux pilotes risque en effet de les transcender au point de tout balayer sur

 leur passage. Pourtant les arbitres de cette confrontation ont prouvé qu'ils comptaient

 dans le paddock. Nicky Hayden, champion du monde en titre et quatrième aux essais

 officiels, est lui aussi candidat à sa propre succession même s'il avouait que quelque

 chose lui manquait encore. Colin Edwards, coéquipier de Rossi chez Yamaha, a pour

sa part prouvé qu'il donnerait du fil à retordre à l'Italien. "Mes réglages n'étaient pas

 tout à fait identiques aux siens mais le principal est que nous soyons tous les deux dans

les trois meilleurs temps.", savourait l'Américain. Dans ce casting un brin restreint,

 Randy de Puniet peut nourrir quelques timides espoirs de brûler les gommes de sa

 Kawasaki à l'arrivée du prochain Grand Prix, en espérant une éventuelle défaillance des

favoris. Mais l'occasion ne risque de se produire qu'à de très rares reprises pour le Français.

Car en général, les seconds rôles s'effacent tôt ou tard, bon gré mal gré.

A BIENTOT.

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